Docteurs 
 Nathalie CALISI & Johann KRYSA
MISE A JOUR JQUERY
Petite Hérissonne en détresse
     Samedi 20 décembre 2014, nous sommes à 4 jours du réveillon, les rendez-vous s'enchainent à la clinique, le téléphone sonne. Mme LEGRAIN vient de trouver un bébé hérisson malade dans son jardin.  Elle nous décrit les premiers symptômes qui sont une grosse toux, le nez qui coule et des ronflements quand il respire.
   L'examen clinique revèle une infection respiratoire haute avec un risque de pneumonie. cette hérissonne ne pèse que 580 g à l'approche de l'hiver.
  Notre objectif est donc de la soigner afin qu'elle puisse retourner dans son milieu naturel.
   Nous mettons en place un traitement antiparasitaire interne et un traitement antibiotique adapté à cette pathologie en émettant tout de même des réserves sur la guérison. Mme LEGRAIN, sérieuse et très investie dans ce sauvetage suit les recommandations du docteur : l'équipe soignante s'organise.
  
    
   Trois semaines plus tard, après une amélioration et un poids atteignant les 800 g, Mlle hérisson rechute : pneumonie bactérienne avec jetage nasal, éternuements, une grosse fatigue et une baisse d'appétit. Il faudra réajuster le traitement à deux reprises. Ceux-ci agiront correctement et nous reverrons cette hérissonne fin mars.


   

   Magnifique dans son manteau de piquants, elle pèse maintenant 1,300 kg. Elle a pris du "mordant" et fourre son nez partout. Elle bouge sans cesse lors de l'examen de contrôle. Il ne reste plus qu'à la retraiter contre les puces et les vers digestifs avant de lui rendre sa liberté. C'est avec beaucoup d'émotion que nous carressons pour la dernière fois cette femelle. Nous tenons à remercier Mme LEGRAIN pour son investissement sans qui ce sauvetage et cette réinsertion en milieu naturel n'aurait pas pu être possible.

Claire GONÇALVES
Auxiliaire vétérinaire

   Le hérisson bénéficie d’un statut de protection totale par l’arrêté du 23 avril 2007 (antérieurement l’arrêté du 17 avril 1981), il est protégé dans toute la Communauté Européenne, il est interdit de le détruire, de le transporter (sauf pour le faire soigner), de le naturaliser, de le mettre en vente en application des articles     L. 411-1, L. 411-2 du Code de l’environnement. L’article L. 415-3 de ce même code prévoit une peine pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement et de 15000€ d’amende.

    Il est donc important de prévoir sa réinsertion dans son habitat naturel après s'être assuré de sa guérison.

CE QUE DIT LA LOI :